Le cinéphile tranquille | Venez comme vous êtes! Bashing (Masahiro Kobayashi, 2005) - Le cinéphile tranquille
Mode
Plein Ecran

Venez comme vous êtes!
Bashing (Masahiro Kobayashi, 2005)

Yuko revient du Moyen Orient. Elle est une militante pacifiste et s’est rendu en Irak pour défendre la paix. Elle a été enlevée. Le gouvernement japonais a payé une rançon pour qu’elle soit libérée.
Elle est de retour chez elle. Dans la lointaine banlieue d’un grande ville.

Pour ceux qui avaient suivi les péripéties annexes à l’invasion US en Irak en 2003, il ne vous aura pas échappé que le point de départ de Bashing est inspiré de fait réels.
Peut être vous souviendrez vous que les familles des jeunes gens enlevés se sont excusées publiquement -et retransmis à la télévision- pour le comportement de leurs proches qui avait mis dans l’embarras le gouvernement et le peuple japonais.
Ce faisant je n’ai pas trop besoin de trop détailler l’idée du film.
Yuko est rejeté par tout le monde. Elle est licenciée. Ses amis s’évaporent et son père est poussé à la démission parce que père de la fille qui a foutu la honte à tout le peuple japonais.
Non les braves gens ne rigolent pas tout les jours au pays du soleil levant.

Yuko veut manger. Elle rentre dans un épicerie et commande des nouilles et des boulettes. Elle est dévisagée par le patron, les clients. Mais bon on la sert. En sortant elle se fait agresser par des jeunes gens -oui j’ai bien dit jeune gens- qui l’avaient vu dans le magasin. Elle réussit à récupérer une partie de son achat et retourne chez elle.
Le lendemain, elle revient à l’épicerie. Mais cette fois-ci, le patron la vire illico presto. Yuko essaye deux ou trois autres endroits. Personne ne veut la servir. Elle est tricard. Asociale, dangereuse pour le groupe, lui parler est exclu. Lui servir à manger, lui vendre quelque chose est tout aussi impensable.
On est désemparé pour elle. En colère, en rage aussi. Comment va t’elle s’en sortir? Parce que c’est sûr la vie sociale pour elle c’est mort mais en attendant, il lui faudra bien vivre.
Tout le monde l’a connaît. Et la communauté a décidé de son sort.
Elle est dans une situation inextricable.

Cut sur les escaliers qui mènent à chez elle. Des bruits de pas. Yuko court jusqu’à son appartement. Un sac à la main. Un sac McDonald’s. Cut sur elle dans son salon qui mange. Enfin!!

Jamais je n’ai autant apprécié McDonald’s qu’à ce moment là. Jamais je n’ai vu une démonstration aussi évidente de ce que sont les chaînes de fast-food. Un monde d’indifférence généralisé où la clientèle n’est qu’une noria indifférenciée. A ce moment là, je remercie McDonald’s d’exister. Pour tout les Yuko de la terre.

Leave a Comment